S’évanouir pourrait bien être une affaire de famille. C’est ce qu’ont découvert des chercheurs américains en s’intéressant aux jumeaux.

On sait que tomber dans les pommes peut être lié à des facteurs environnementaux et émotionnels comme une émotion intense, du stress, la fatigue, la faim, le fait de rester debout trop longtemps.

Et si le malaise vagal dépendait aussi de la génétique ? C’est ce qu’ont cherché à savoir le Dr Samuel Berkovic de l’University of Melbourne en Australie et un membre de l’académie américaine de Neurology. Les résultats de leur étude, publiés dans la revue Neurology, suggèrent qu’une personne peut être prédisposée à l’évanouissement par des facteurs génétiques.

Un malaise vagal, le type d’évanouissement le plus fréquent et le moins grave, se caractérise par un ralentissement du rythme cardiaque, une chute de la tension artérielle et un arrêt brutal de l’oxygénation du cerveau.

Les chercheurs ont étudié 51 paires de jumeaux du même sexe. Ce panel a intégré à la fois des jumeaux monozygotes (les « vrais jumeaux » provenant du même ovule fécondé) et des dizygotes (« faux jumeaux », issus de deux ovules). Les jumeaux ont été interrogés au téléphone au moyen d’un questionnaire standard. Parmi les points abordés, les malaises qu’ils ont connu au cours de leur existence, les causes possibles, les antécédents familiaux et les éventuels problèmes cardiaques et de mort subite survenus dans leur famille.

Ils ont découvert que les vrais jumeaux, les jumeaux dits « identiques » sont deux fois plus exposés au risque d’évanouissement que les faux jumeaux. Ces vrais jumeaux ont aussi plus de risques de souffrir de malaises déclenchés par des facteurs environnementaux courants comme la vue du sang, le stress (etc) comparés aux faux jumeaux.
Ces résultats indiquent que des personnes proches, génétiquement parlant, peuvent avoir une même prédisposition au malaise.

On estime que 25 % des personnes connaissent un malaise au moins une fois dans leur vie.