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Envie de se prélasser sous les tropiques ou de contempler des horizons exotiques ? Le besoin d’ailleurs n’est pas incompatible avec une grossesse. A condition de se ménager pendant le trajet et de savoir se prémunir contre les risques sanitaires. Nos conseils pour voyager pendant la grossesse.

Le choix du mode de transport
Il n’existe aucune contre-indication liée au mode de transport. « Une femme est à même de conduire jusqu’à la veille de son accouchement, précise le docteur Georges Soudré, gynécologue-obstétricien. » Pour plus de confort, elle peut réduire (légèrement) la tension de la ceinture de sécurité (à l’aide d’une pince par exemple) et en ajuster les deux pans en dessus et en dessous du ventre. Pour de longs trajets, on préférera le train ou l’avion, moins fatigants que la voiture.

A partir du huitième mois de grossesse, de nombreuses compagnies refusent de transporter les futures mères. Mieux vaut se procurer un certificat auprès de son gynécologue, que l’on présentera lors de l’embarquement. « Après le décollage, conseille le docteur Soudré, il faut boire beaucoup pour éviter la déshydratation et faire quelques pas toutes les heures pour stimuler la circulation sanguine ».

Les risques de la destination
Sur le lieu de séjour, les précautions alimentaires habituelles recommandées aux voyageurs doivent être particulièrement observées. Attention donc, à la qualité de l’eau et à la cuisson systématique des aliments consommés. Les viandes peu cuites et les produits à base de lait cru sont à bannir. En ce qui concerne les vaccinations, certaines peuvent être déconseillées. Notamment celle contre la typhoïde. Par contre, « les vaccins protégeant contre les hépatites A et B, et les méningites peuvent être injectés, assure Georges Soudré. Celui contre la fièvre jaune également, si le médecin considère que le risque d’infection est important ». Selon la destination choisie, un traitement anti-paludéen complètera la prescription. Il est à prendre régulièrement car le paludisme provoque avortements et naissances prématurées. Ajoutez à cela de sérieuses précautions contre les piqûres de moustiques (moustiquaires, répulsif…) car les médicaments ne protègent pas à 100 %.

Dernière précaution, vérifier que le contrat d’assistance n’exclut pas le « risque » grossesse, sous peine de frais de santé importants, notamment en cas d’accouchement prématuré. Enfin, il faut s’assurer de la présence d’un médecin à proximité de son lieu de séjour. « Consultez immédiatement en cas de fièvres, de saignements ou d’écoulements de liquides », précise le docteur Soudré. Et pour plus de sécurité, évitez les voyages au cours des six dernières semaines de la grossesse.

Source : Magicmaman.com