En cascade mousseuse, ondulations sexy ou résolument afro… la boucle, répérée sur les podiums des fashion weeks, est une affaire qui roule cette saison. Enfin décomplexées, les frisures assument leur vraie nature.

La fashion attitude

Des boucles, des boucles, encore des boucles… Cette année, on a vu défiler un cortège de frisures sur les catwalks : des vagues zigzag chez Valentino, des boucles montées sur ressort chez Dolce & Gabbana, de sublimes volumes afro vintage (inspirés par la chanteuse soul Betty Davis) chez Vanessa Seward… Et aujourd’hui, dans un backstage sur deux, les cheveux sont sublimés selon leur véritable nature et non plus selon un seul look, identique et calqué sur chaque top.

« Si une mannequin arrive avec les cheveux frisés ou crépus, on ne va pas les lui lisser, mais au contraire les révéler parce qu’ils font sa personnalité et sa beauté », remarquent les coiffeurs. Idem chez les Miss France, où le brushing standardisé laisse place aux singularités capillaires de chacune. Considérés indomptables et souvent source de complexes, les cheveux frisés ne sont (presque) plus obligés de se plier à la norme du lisse. Et si le frisottis ne faisait plus peur ?

Expert où es-tu ?

Or les coiffeurs restent souvent désorientés devant ces crinières voluptueuses… Et peu savent réellement comment couper et mettre en forme des boucles naturelles. À éviter : le systématique shampooing avant la coupe (proposé par 99 % des salons). Une hérésie. Lavé et mouillé, un cheveu frisé est mou, prend une forme plus lisse et peut s’étirer de plusieurs centimètres, voire jusqu’à un tiers de sa longueur. On imagine sans mal les conséquences d’une coupe sur cette base erronée : les cheveux remontent de plusieurs centimètres une fois séchés, avec des longueurs en dénivelé… Sans parler des désastres de l’effilage des mèches, de l’effilochage des pointes et autres dégradés censés désépaissir les longueurs. En réalité, ils sabrent et fragilisent les boucles.

Enfin, il faut également prendre en compte les types de frisures. « Sur une même tête, il est rare d’avoir une seule et même texture, il y a au moins trois ou quatre types de boucles différents », expliquent les experts du Studio Ana’e. Bref, à défaut de trouver la perle rare qui sait s’y prendre avec des cheveux frisés, on peut déjà suivre la piste des spécialistes des coupes à sec pour éviter quelques mauvaises surprises…

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Source: //madame.lefigaro.fr